Jeudi dernier, ma seconde soirée à l'Interlude (Paris, à côté du Panthéon) en fut une très bonne, avec trois belles parties, dont Medici (la fiche) et Citadelles (la fiche).

Regroupant tant bien que mal des joueurs visiblement en chasse, j'ai proposé d'ouvrir les hostilités avec Medici (la fiche).
J'étais jusque-là le seul à connaître. Après 5 minutes de mise en place et 10 d'explication de règles, nous voilà affûtés, mes 4 adversaires et moi, pour devenir de gras capitalistes dans la Florence du XVe siècle !

Après la première manche, certains joueurs se distinguent déjà sur certaines marchandises, avec une progression de 3 cases sur les teintures (les marchandises ne sont pas les mêmes que sur les photos de ma fiche, ancienne édition oblige) pour la joueuse jaune.
Le jeu dévoile ses saveurs pour mes compagnons, déjà fort animés, qui ont bien compris comment réduire la concurrence au moment de mettre en vente et n'hésitent pas à le faire avec brio. Et le joueur vert se détache par sa richesse (pour rappel, le plus riche gagne).
La deuxième manche est bien agitée également. Les discussions vont bon train, on cherche à voir quel lot intéresse qui, les alliances se créent pour faire casquer qui de droit. Le joueur vert, prenant un risque mal calculé, se voit contraint d'acheter un lot sur lequel il voulait faire cracher son voisin violet, qui n'a pas mordu à l'hameçon. Cette erreur lui coûte cher.
A ce point du jeu, la richesse de Vert est disputée avec Violet, qui vient le talonner. La joueuse jaune se rapproche du haut de l'échelle des teintures, en grimpant de deux cases, mais elle est peu dangereuse, car assez pauvre. Pendant ce temps, je suis bien mal en point et je me vois mal gagner.
Dernière manche : l'effervescence gagne le port florentin. Beaucoup de marchandises jetées par-dessus bord cette fois. Tellement que je me retrouve au final avec une cargaison incomplète, jaune me chipant la dernière carte de la pioche. Je prends malgré tout la tête sur la porcelaine et atteins le bonus de 10. Maigre consolation, car la valeur de ma cargaison ne me rapporte rien. Vert et Violet se disputent les épices et Jaune se remplume en atteignant la case 20 des teintures, ce qui lui rapporte 30 florins.
Je me fais doubler par jaune, qui finit donc 3e grâce à ses poudres colorées, tandis qu'avec environ 90 florins, violet prend le meilleur sur vert, quelques florins derrière, qui regrettera son erreur de la 2e manche. Rouge, dernier, aura toujours eu la tête sous l'eau.

Même si j'ai mal géré mes éléments, cette partie m'a été très agréable et m'a permis de connaître 3 nouvelles personnes fort sympathiques. Tout ce petit monde semble avoir aimé le jeu, qui a été ce soir-là très animé et a fait la part belle aux discussions. Un aspect nouveau, que j'ai énormément apprécié. Il faut décidément y jouer à nombreux.

On continue avec un Citadelles à 4 (la fiche).
Là aussi, que de discussions ! mais plus du genre coalitions et magouilles...
Je me vois attribuer la couronne, que je vais garder pendant plusieurs tours, personne n'osant prendre le roi, sauf moi qui me fis d'ailleurs assassiner pour l'occasion.
L'assassin n'est pas souvent écarté et voit souvent juste. Laure choisit souvent des rôles trop évidents et se fait tuer régulièrement. Pendant ce temps, la Couronne change plusieurs fois de propriétaire et Eric se détache.
Grâce à des choix de personnages astucieux mais rarement prévisibles, il atteint vite les 6 quartiers sur les 8 nécessaires. Toute mon attention se porte alors sur lui et j'invite mes deux autres adversaires féminines à une coalition pour l'empêcher de voler vers une victoire hâtive. Laure, revêtant l'identité du condottiere, préfère lui détruire un quartier peu coûteux plutôt que de dépenser sa fortune à démolir son "usine à points", comme je l'exhortais à le faire. Je peste, il est encore trop dangereux, mais ledit bâtiment est finalement détruit.
Quelques tours plus tard, Karine prend le large, avec des quartiers luxueux. Il faut réagir, dis-je à mes co-bâtisseurs, dont Eric, maintenant inoffensif, et nous nous employons à la retarder.
Pendant ce temps, et sans m'y être vraiment préparé, alors que Laure peine toujours, j'arrive à construire assez vite et atteins les 6 quartiers. Eric me taxe de manipulation et me soupçonne d'avoir détourné l'attention pour me développer tranquillement. Ce qui est, je le jure, faux. J'aime pas les gens qui sont en tête, ça est tout !
Karine, en tête et donc pôle d'attention, se sait en danger et essaie une ou deux fois de m'avoir : en me laissant un personnage qui lui serait utile, elle espère que l'assassin me tue à sa place. Mais j'évite le piège et choisis un autre rôle, ce qui fonctionne et me permet de gagner plus d'argent, grâce à mes quartiers. C'est ainsi qu'enfin, choisissant l'architecte, je construis les deux quartiers qui me manquaient pour mettre fin à la partie et obtenir le bonus de 4 points. Ce même tour, Karine construit un quartier lui rapportant deux points "gratuitement".
Ces deux points me furent fatals, car elle termine à 27, devant moi 25, suivi d'Eric et de Laure.
Belle partie, très animée avec un beau scenario.

Vivement la prochaine !